Fiscalité à Chypre : impôts, non-dom et avantages fiscaux

Impôts Chypre
Chypre

Les impôts à Chypre

  • Impôts sur les revenus des personnes physiques : 0 % à 35 %. Pas d’impôts sur les dividendes, intérêts et revenus extérieurs à Chypre sous le statut de non dom.
  • Impôts sur la fortune : 0 %
  • Impôts sur la succession / sur la donation : 0 %
  • Impôts sur les revenus des sociétés : 15 %
  • TVA : 19 %
  • Impôts sur les retraites : 5 %
  • Impôts sur les cryptomonnaies : 8 %

La fiscalité de Chypre est l’une des plus attractives de l’espace européen pour les entrepreneurs, investisseurs et contribuables internationaux. L’intérêt du système chypriote tient à une combinaison de facteurs bien identifiés : une imposition des sociétés compétitive, un régime des personnes physiques mesuré, l’absence d’impôt annuel général sur la fortune au sens classique, l’absence de droits de succession et de donation de portée générale, ainsi qu’un statut de non-dom particulièrement favorable pour les revenus passifs.

Depuis le 1er janvier 2026, Chypre a engagé une réforme fiscale importante qui modifie plusieurs paramètres structurants : nouveau barème de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, passage du taux de l’impôt sur les sociétés à 15 %, baisse de certaines impositions sur les dividendes et création d’un régime spécifique pour certains gains sur cryptoactifs.

A noter également que Chypre étant dans l’Union Européenne, les entrepreneurs qui conservent une société dans leur ancien pays de résidence peuvent généralement bénéficier d’un sursis automatique d’exit tax.

Impôts sur les revenus des personnes physiques

 

Depuis le 1er janvier 2026, l’impôt sur le revenu des personnes physiques à Chypre repose sur un barème révisé. Le seuil d’exonération a été porté à 22 000 euros. Au-delà, les tranches applicables sont de 20 % entre 22 001 et 32 000 euros, de 25 % entre 32 001 et 42 000 euros, de 30 % entre 42 001 et 72 000 euros et de 35 % au-delà de 72 000 euros.

La résidence fiscale demeure naturellement la question centrale. Chypre conserve la règle classique des 183 jours, mais aussi la règle des 60 jours, particulièrement importante pour une clientèle internationale. 

Il convient par ailleurs de distinguer les revenus ordinaires soumis au barème général des revenus passifs relevant du régime de la Special Defence Contribution. En pratique, les dividendes perçus par des personnes physiques chypriotes domiciliées supportent désormais une imposition réduite à 5 % dans les cas visés par la réforme, tandis que les résidents fiscaux non domiciliés à Chypre continuent à bénéficier d’un régime d’exonération sur les dividendes et les intérêts. Les intérêts perçus par des personnes physiques demeurent quant à eux principalement traités sous le régime de la Special Defence Contribution et non du barème ordinaire de l’impôt sur le revenu.

Impôts sur la fortune

 

Chypre ne connaît pas d’impôt annuel général sur la fortune au sens où l’entendent plusieurs systèmes fiscaux continentaux. Cette absence d’imposition constitue un élément important des avantages fiscaux de Chypre.

Impôts sur les successions et sur les donations

 

Le droit chypriote est particulièrement favorable en matière de transmission patrimoniale. Chypre ne prélève pas de droits de succession ni de droits de donation de portée générale comparables à ceux que l’on retrouve dans de nombreux États européens.

Cela contribue à l’attractivité du pays pour les familles internationales, les structures patrimoniales et les contribuables souhaitant organiser une détention ou une transmission d’actifs dans un cadre juridiquement stable.

Pour autant, comme toujours en matière internationale, il convient de raisonner au-delà du seul droit chypriote. La transmission doit être examinée au regard de la résidence des personnes concernées, de la localisation des actifs, du droit civil applicable à la succession ou à la donation, et des incidences éventuelles dans l’État d’origine ou dans l’État de résidence des héritiers et donataires.

Dividendes, intérêts et statut non-dom à Chypre

 

L’attractivité principale de la fiscalité à Chypre pour les expatriés est le statut de non-dom. Un résident fiscal chypriote qui n’est pas considéré comme domicilié à Chypre peut, en principe, bénéficier d’une exonération de Special Defence Contribution sur les dividendes et sur les intérêts.

Ce point est important pour les entrepreneurs, investisseurs et rentiers internationaux. Il explique pourquoi Chypre est fréquemment choisie pour les dossiers comportant des dividendes, des revenus financiers ou une structuration patrimoniale internationale.

Pour les personnes fiscalement résidentes et domiciliées à Chypre, les dividendes entrent désormais dans un cadre révisé depuis 2026. Une analyse technique demeure toutefois nécessaire selon l’origine des bénéfices distribués, le calendrier de distribution et la nature exacte des flux.

Fiscalité des retraites / pensions à Chypre

 
Pour les résidents fiscaux chypriotes percevant des retraites / pensions étrangères, Chypre dispose d’un régime spécifique particulièrement attractif. Le contribuable peut, selon les cas, opter chaque année soit pour l’imposition au barème progressif ordinaire, soit pour une imposition forfaitaire à 5 % sur la fraction excédant le seuil applicable.

Ce régime est l’un des arguments régulièrement avancés par les retraités internationaux qui envisagent une installation à Chypre. La convention fiscale applicable et la nature exacte de la pension doivent être examinées avec précision avant toute décision.

Impôts sur les sociétés

 

Depuis le 1er janvier 2026, le taux de l’impôt sur les sociétés à Chypre est porté à 15 %. Chypre possède un environnement corporate attractif à l’échelle européenne, en particulier pour les groupes, holdings, structures d’investissement et sociétés de services internationales.

TVA

La TVA chypriote repose sur un taux normal de 19 %. Le système prévoit également des taux réduits de 9 % et de 5 % selon la nature des opérations concernées. Chypre possède ainsi une architecture de TVA classique au regard des standards européens.

Impôts sur les cryptomonnaies

 

La fiscalité des cryptomonnaies à Chypre a connu une évolution importante avec la réforme entrée en vigueur en 2026. Le législateur a introduit un régime spécial d’imposition à taux fixe de 8 % sur certains gains résultant de transactions sur cryptoactifs. Sont notamment visés, la vente de cryptoactifs, l’échange d’un cryptoactif contre un autre et l’utilisation d’un cryptoactif comme moyen de paiement.

Le minage est expressément exclu de ce régime spécial. Il doit donc être analysé séparément, selon sa qualification exacte, la manière dont l’activité est exercée et le cadre juridique dans lequel elle s’inscrit.

Les pertes liées aux cryptoactifs sont, en outre, cantonnées : elles ne peuvent en principe s’imputer que sur des gains provenant d’autres cryptoactifs réalisés par la même personne au cours de la même année. Pour un investisseur ou un entrepreneur actif dans ce secteur, Chypre offre désormais davantage de lisibilité.

Régimes fiscaux et avantages fiscaux spécifiques pour les expatriés

 

Le principal régime d’attractivité chypriote pour les expatriés reste le statut de non-dom. Un résident fiscal chypriote qui n’est pas considéré comme domicilié à Chypre continue, en principe, à bénéficier d’une exonération de Special Defence Contribution sur les dividendes et sur les intérêts. Ce point demeure central dans l’analyse de l’expatriation à Chypre pour les profils investisseurs, entrepreneurs et rentiers internationaux.

Le statut fiscal chypriote des expatriés ne se limite toutefois pas au non-dom. La règle des 60 jours, dont les conditions ont été assouplies en 2026, continue à constituer un outil particulièrement important pour les contribuables mobiles. De plus, Chypre dispose de plusieurs incitations liées à la première prise d’emploi sur le territoire, notamment le régime de 50 % d’exonération dans certains cas de first employment pour les profils éligibles à revenus suffisants.

À Chypre, les pensions perçues de l’étranger peuvent, pour les résidents fiscaux, bénéficier d’un régime spécifique avec une imposition forfaitaire de 5 % sur la fraction excédant 3 420 euros par an, les premiers 3 420 euros étant exonérés. Le contribuable peut toutefois choisir, chaque année, l’imposition au barème progressif ordinaire si celle-ci lui est plus favorable.

En pratique, les avantages fiscaux de Chypre pour les expatriés reposent donc sur un ensemble cohérent : résidence fiscale flexible, non-dom, incitations à l’emploi et environnement corporate favorable. La bonne question n’est pas de savoir si Chypre est, de manière abstraite, une juridiction fiscalement attractive. La vraie question consiste à déterminer si, au regard de la résidence antérieure, de la nature des revenus, de la structuration patrimoniale et du calendrier d’installation, le régime chypriote peut être mobilisé de manière juridiquement sécurisée.

Simulation fiscale pour un entrepreneur à Chypre

 

Dans le cas d’un entrepreneur se versant 200 000 euros de dividendes par an et percevant le salaire minimum annuel chypriote, le taux global d’imposition est de 17,4 %.

Le statut non-dom modifie matériellement le résultat car il neutralise la Special Defence Contribution sur les dividendes. La charge qui subsiste tient essentiellement à la logique santé et aux paramètres sociaux sur la poche salariale.

Calcul retenu : le bénéfice est d’abord soumis à l’IS local, puis le statut non-dom neutralise la Special Defence Contribution sur les dividendes, restent principalement la logique santé et la poche salaire/social, d’où un taux global de 17,4 %.

Les impôts à Chypre en résumé

 

La fiscalité de Chypre possède des atouts importants en 2026 : impôt sur les sociétés à 15 %, impôt sur le revenu des personnes physiques allégé pour de nombreux contribuables grâce au nouveau barème, absence de droits de succession et de donation, absence d’impôt immobilier national récurrent, statut de non-dom toujours central et création d’un régime spécial sur certains gains crypto.

Pour autant, une implantation ou une expatriation à Chypre suppose une étude individualisée de la résidence fiscale, des flux de revenus, du statut de non-dom, de la structuration sociétaire, des actifs immobiliers éventuels et des conventions fiscales applicables. 

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Valmerand accompagne ses clients sur l’ensemble des questions de fiscalité à Chypre, depuis l’analyse de l’opportunité d’une installation jusqu’à la structuration des revenus, du patrimoine et des flux internationaux. Le cabinet intervient notamment sur la résidence fiscale, le statut de non-domicilié, la substance, les règles anti-abus et la sécurisation des dividendes, intérêts, plus-values, actifs immobiliers et cryptomonnaies. Le cabinet traite par ailleurs les points liés aux accords de non-double imposition, transfert de structures et apports de titres. Il coordonne également les obligations déclaratives chypriotes avec celles pouvant subsister dans le pays d’origine. Grâce à son réseau, Valmerand propose un accompagnement fiscal global, conforme au droit chypriote comme aux enjeux transfrontaliers.

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    FAQ sur les impôts à Chypre

    Les principaux impôts à Chypre sont l’impôt sur le revenu des personnes physiques, l’impôt sur les sociétés, la TVA et, selon les cas, certaines impositions spécifiques sur les revenus passifs, les pensions ou les cryptoactifs.

    La réponse dépend du statut fiscal du contribuable. Le statut de non-dom peut permettre, en principe, une exonération de Special Defence Contribution sur les dividendes. Une analyse individuelle reste toutefois nécessaire.

    Le statut de non-dom est un régime applicable à certains résidents fiscaux chypriotes non domiciliés à Chypre. Il constitue l’un des principaux avantages fiscaux à Chypre pour les profils internationaux percevant des dividendes ou des intérêts.

    Chypre ne connaît pas d’impôt annuel général sur la fortune au sens classique du terme, ce qui constitue un point d’attractivité important pour les patrimoines mobiliers.

    Oui, mais selon un régime spécifique potentiellement avantageux. Selon les cas, le contribuable peut opter pour une taxation forfaitaire à 5 % au-delà du seuil applicable ou pour le barème progressif ordinaire.

    Elle peut l’être, en particulier lorsque le projet est construit autour d’une résidence réelle, d’une société effectivement établie à Chypre et d’une articulation cohérente entre salaire, dividendes et statut non-dom.