Expatriation en Grèce : les démarches pour s’installer en Grèce

La Grèce constitue aujourd’hui une destination d’expatriation particulièrement attractive pour les familles, retraités, rentiers et entrepreneurs recherchant à la fois un cadre de vie méditerranéen et, selon les situations, un environnement fiscal compétitif. Une installation en Grèce ne saurait toutefois se limiter à un simple projet de résidence au soleil : elle suppose d’analyser avec précision le droit au séjour, les formalités d’installation, la résidence fiscale, les conventions fiscales applicables ainsi que l’éventuel accès à un régime de faveur. À ce titre, l’article 5B du Code grec de l’impôt sur le revenu permet, sous conditions, aux retraités percevant une pension étrangère de bénéficier d’une imposition de 7 % sur leurs revenus de source étrangère pendant 15 ans, tandis que l’article 5C prévoit, pour certains entrepreneurs transférant effectivement leur activité en Grèce, une exonération de 50 % du revenu professionnel grec pendant 7 ans. 

Pour les ressortissants d’États tiers souhaitant s’y établir sans exercer d’activité locale, le titre de séjour pour personnes disposant de ressources suffisantes impose actuellement un minimum de 3 500 euros de ressources mensuelles, majoré selon la composition du foyer. Dans ce contexte, l’enjeu consiste à sécuriser à la fois le fondement du séjour, la date de bascule de la résidence fiscale et le traitement des revenus ou actifs conservés à l’étranger. 

Le cabinet Valmerand accompagne ses clients sur l’ensemble de ces problématiques, depuis l’analyse préalable du projet jusqu’à la sécurisation complète de leur installation fiscale en Grèce.

Pourquoi la Grèce attire les expatriés 

 

La Grèce offre une combinaison particulièrement recherchée : une qualité de vie élevée, un climat favorable, un environnement européen familier, une bonne accessibilité et plusieurs régimes fiscaux ciblés pour certains nouveaux résidents. Pour un retraité, pour un entrepreneur ou pour un rentier, l’intérêt du pays ne se limite pas au mode de vie. Il peut aussi résider dans la façon dont les revenus seront imposés après un transfert réel et correctement structuré.

Encore faut-il éviter une approche superficielle. La bonne question n’est pas seulement de savoir s’il est agréable de vivre en Grèce, mais si l’installation est juridiquement cohérente, fiscalement défendable et patrimonialement pertinente. Une expatriation réussie repose à la fois sur un ancrage concret sur place et sur un raisonnement transfrontalier rigoureux.

Quelles formalités pour s’installer en Grèce

 

Citoyen de l’Union européenne

 

Pour un citoyen de l’Union européenne, l’installation en Grèce suppose notamment de disposer de ressources suffisantes et d’une couverture maladie complète. 

Ressortissant non européen

 

Pour un ressortissant d’un État tiers la procédure est plus complexe. 

En pratique, le fondement le plus fréquent pour un profil patrimonial passif est le titre de séjour pour personnes disposant de ressources suffisantes, prévu par l’article 163, paragraphe 8, de la loi grecque 5038/2023. Depuis la décision ministérielle conjointe n° 225679 du 4 septembre 2024, le seuil est fixé à 3 500 euros par mois pour le demandeur principal, majoré de 20 % pour le conjoint et de 15 % par enfant. Ce titre, valable trois ans et renouvelable, n’autorise ni activité salariée ni activité indépendante en Grèce.

AFM, banque, logement et premières démarches

 

Dans la pratique, une installation en Grèce passe très vite par des démarches locales concrètes. Le numéro fiscal grec, l’AFM, occupe une place centrale et doit être anticipé tôt. Il est souvent nécessaire pour faire avancer plusieurs sujets de la vie courante et de la conformité administrative. Il faut également préparer l’ouverture d’un compte, l’organisation du logement, la mise en place d’une couverture santé cohérente et la conservation de preuves d’installation réelle.

Beaucoup de projets d’expatriation échouent non pas sur le principe fiscal, mais sur la faiblesse du dossier pratique. Une résidence fiscale se défend avec des éléments concrets : un logement, une présence physique suffisante, des flux bancaires cohérents, un centre de vie identifiable, une documentation solide et un calendrier maîtrisé.

Quand devient-on résident fiscal grec

 

Avant toute installation, il faut distinguer trois niveaux souvent confondus : le droit au séjour, la résidence fiscale et le régime fiscal spécial éventuellement applicable après le transfert. Le fait d’être autorisé à vivre en Grèce ne signifie pas automatiquement que la résidence fiscale grecque est acquise. Inversement, la résidence fiscale peut être revendiquée ou retenue alors même que certaines démarches locales ne sont pas encore entièrement finalisées (l’article 4 de la loi grecque 4172/2013).

Le véritable enjeu consiste donc à déterminer à partir de quelle date la Grèce devient le centre effectif de la vie personnelle et économique du contribuable, et comment ce transfert s’articule avec les règles de l’ancien pays de résidence. C’est souvent à ce stade que se jouent les risques de double résidence, de requalification ou de mauvaise application d’une convention fiscale.

Avant de partir, il faut en particulier analyser la nature exacte des revenus, l’existence éventuelle de plus-values latentes, les sociétés détenues directement ou indirectement, les actifs immobiliers situés à l’étranger, ainsi que les critères conventionnels permettant d’arbitrer la résidence fiscale en cas de conflit.

Pour les personnes disposant de revenus internationaux élevés, le forfait fiscal grec peut être une option intéressante.

Expatriation retraité Grèce
Résidence Grèce retraité

S'installer en Grèce en tant que retraité / rentier

Pour un retraité ou un rentier, s’installer en Grèce suppose de sécuriser à la fois le fondement du séjour et le régime fiscal applicable aux pensions, dividendes, intérêts, loyers et autres revenus patrimoniaux. Selon les cas, le régime de l’article 5B du Code grec de l’impôt sur le revenu peut permettre une imposition à 7 % des pensions étrangères pendant quinze ans, tandis que certains profils patrimoniaux peuvent également conduire à examiner le régime de l’article 5A. En pratique, l’intérêt réel du projet dépend de la nature exacte des revenus, de la convention fiscale applicable, de la date du transfert de résidence et de la capacité à documenter de façon crédible l’installation en Grèce. Seule une analyse d’ensemble permet de sécuriser durablement l’expatriation.

Obtention de la résidence en Grèce pour personne indépendante économiquement
Fiscalité des résidents fiscaux en Grèce et des éléments transfrontaliers
Procédure clefs en mains
Résidence Grèce entrepreneur

S'installer en Grèce en tant que créateur de société / entrepreneur

Pour un entrepreneur, une installation en Grèce ne peut être sécurisée que si la résidence personnelle, le lieu d’activité et le lieu de décision sont cohérents. Une simple installation personnelle, sans transfert réel de substance économique ni gouvernance adaptée, peut créer un risque de contestation fiscale. Dans certains cas, l’article 5C du Code grec de l’impôt sur le revenu peut permettre une exonération de 50 % des revenus d’activité perçus en Grèce pendant sept ans, sous conditions. Ce régime doit toutefois s’inscrire dans une structuration d’ensemble sérieuse, tenant compte des fonctions exercées, des flux de rémunération et des liens conservés avec l’ancien pays de résidence.

Accompagnement à la création de la société en Grèce
Obtention de la résidence pour entrepreneur en Grèce
Accompagnement sur l'ensemble de la procédure
Expatriation entrepreneur Grèce

S’installer en Grèce en tant que rentier

 

S’installer en Grèce en tant que rentier suppose de sécuriser à la fois le droit au séjour, le transfert de résidence fiscale et le régime applicable aux dividendes, intérêts, loyers et autres revenus patrimoniaux. L’analyse dépend de la nationalité du demandeur, de la nature et de la provenance des revenus, ainsi que de la convention fiscale applicable avec l’État de source. Une expatriation en Grèce n’est réellement sécurisée que si l’installation locale et le départ de l’ancien pays de résidence sont pensés de manière cohérente.

Sur le plan fiscal, le rentier devenu résident fiscal grec relève en principe du régime ordinaire, sauf option valable pour un régime spécial. En droit interne grec, les dividendes sont actuellement imposés à 5 %, les intérêts à 15 %, les royalties à 20 %, les revenus immobiliers selon un barème de 15 % à 45 %, et certaines plus-values mobilières à 15 %. À titre d’exemple, 80 000 euros de dividendes étrangers entraînent en logique grecque interne une imposition de 4 000 euros. Il convient toutefois de vérifier, dossier par dossier, l’effet de la convention fiscale applicable et l’éventuel crédit d’impôt disponible.

Pour les patrimoines plus élevés, le régime de l’article 5A de la loi 4172/2013 peut également être examiné. Il permet, sous conditions, de soumettre les revenus de source étrangère à un impôt forfaitaire annuel de 100 000 euros pendant quinze ans, à condition notamment de ne pas avoir été résident fiscal grec pendant sept années sur les huit précédentes et de réaliser un investissement minimum de 500 000 euros en Grèce dans un délai de trois ans. Ce régime vise surtout des profils patrimoniaux importants et doit être apprécié au cas par cas.

S’installer en Grèce en tant que retraité

 

Pour un retraité, s’installer en Grèce peut présenter un double intérêt : un cadre de vie attractif et un régime fiscal potentiellement très favorable. Le principal dispositif en la matière est celui de l’article 5B de la loi grecque 4172/2013. Sous conditions, il permet au contribuable percevant une pension de source étrangère d’opter pour une imposition forfaitaire de 7 % sur l’ensemble de ses revenus de source étrangère, pendant une durée pouvant aller jusqu’à quinze ans.

Ce régime suppose notamment que l’intéressé n’ait pas été résident fiscal grec pendant cinq années sur les six années précédant le transfert de résidence, et que le transfert intervienne depuis un État lié à la Grèce par un accord de coopération fiscale. En principe, la demande doit être déposée avant le 31 mars de l’année concernée.

L’intérêt du dispositif peut être significatif. À titre d’exemple, un retraité percevant 48 000 euros par an de pension étrangère supportera, en application de l’article 5B, une imposition grecque de 3 360 euros par an. Si ses revenus étrangers totaux atteignent 90 000 euros par an, pension comprise, l’imposition grecque de principe sera de 6 300 euros.

Ce régime doit toutefois être analysé avec rigueur. Il faut vérifier la nature exacte des pensions concernées, notamment en présence de pensions publiques, de pensions privées ou de situations mixtes, ainsi que le traitement des autres revenus étrangers, tels que les dividendes, intérêts, loyers ou revenus de placement. Surtout, la convention fiscale conclue entre la Grèce et l’État payeur doit être examinée avec attention, car l’État de source peut, dans certains cas, conserver tout ou partie du droit d’imposer.

S’installer en Grèce en tant qu’entrepreneur

 

Pour un entrepreneur, s’installer en Grèce suppose de faire coïncider le lieu de vie, le lieu d’activité et le lieu de décision. Une expatriation mal structurée, alors que l’activité reste en réalité pilotée depuis l’ancien pays de résidence ou qu’aucune substance suffisante n’est créée en Grèce, peut entraîner des risques sérieux de contestation fiscale.

L’analyse doit donc porter simultanément sur la résidence personnelle du dirigeant, la structuration de l’activité, les flux de rémunération, les fonctions effectivement exercées depuis la Grèce et la documentation de la substance. Pour un citoyen de l’Union européenne, l’installation en Grèce peut s’opérer au titre de la libre circulation, sous réserve de respecter les formalités locales. Pour un ressortissant d’un État tiers, il faut en revanche choisir un fondement de séjour compatible avec l’exercice réel d’une activité en Grèce, le titre de séjour pour ressources suffisantes n’étant pas adapté à une activité indépendante locale.

Sur le plan fiscal, le régime de l’article 5C de la loi 4172/2013 peut présenter un intérêt majeur. Il permet, sous conditions, à un nouveau résident fiscal transférant effectivement son activité ou son emploi en Grèce de bénéficier, pendant sept années fiscales, d’une exonération de 50 % de son revenu grec provenant d’une activité salariée ou indépendante. Le contribuable ne doit notamment pas avoir été résident fiscal grec pendant cinq années sur les six précédentes, doit transférer sa résidence depuis un État de l’Union européenne, de l’EEE ou depuis un État ayant conclu avec la Grèce un accord de coopération administrative en matière fiscale, et doit en principe s’engager à rester en Grèce au moins deux ans.

Exemple pratique : un entrepreneur réalisant 120 000 euros de bénéfice imposable grec au titre de son activité individuelle ne sera imposé, dans le cadre de l’article 5C, que sur 60 000 euros. Sur la base du barème grec, l’impôt correspondant ressort à 18 300 euros, contre 44 700 euros en l’absence du régime, soit un écart théorique de 26 400 euros par an, avant prise en compte des cotisations sociales, des charges déductibles et des particularités du dossier.

Pour certains profils d’entrepreneurs-investisseurs non européens, il convient également d’examiner les titres de séjour liés à l’investissement. L’article 100A de la loi 5038/2023, complété fin 2025 par des textes d’application, prévoit notamment une voie de résidence fondée sur l’investissement dans des startups inscrites au registre national grec, avec des conditions spécifiques, notamment de conservation de l’investissement et, dans certains cas, de création de deux emplois nouveaux dans la première année.

En pratique, une installation entrepreneuriale en Grèce ne peut être sécurisée que dans le cadre d’un schéma global cohérent, articulant droit au séjour, résidence fiscale, substance économique réelle et gouvernance effective. C’est cette approche d’ensemble qui permet de réduire les risques et de tirer utilement parti du cadre grec.

Où vivre en Grèce selon son profil

 

Le choix du lieu d’installation n’est jamais neutre. Athènes conviendra souvent mieux aux entrepreneurs, aux dirigeants, aux familles recherchant un environnement urbain complet et aux contribuables ayant besoin d’un accès rapide aux administrations, aux banques, aux professionnels locaux et à l’aéroport. Thessalonique peut intéresser certains profils souhaitant une grande ville plus fluide, tout en conservant une vraie profondeur économique et universitaire.

La Crète, le Péloponnèse ou certaines îles pourront convenir davantage aux retraités, aux rentiers ou aux personnes recherchant avant tout un cadre de vie plus résidentiel. Il faut toutefois éviter une approche purement esthétique. Une expatriation réussie se construit aussi en fonction de la logistique administrative, de la qualité de l’offre médicale, de l’accès scolaire, de la connectivité aérienne, de la saisonnalité et de la capacité à démontrer une installation réelle et durable.

Le bon calendrier avant de partir vivre en Grèce

 

L’installation en Grèce doit être préparée en plusieurs temps. Il convient d’abord de sécuriser le droit d’entrée et de séjour. Ensuite, il faut déterminer la date à laquelle la résidence fiscale grecque sera effectivement revendiquée. Puis, il faut recalculer la charge fiscale sur chaque catégorie de revenus après transfert. Enfin, il faut traiter le départ de l’ancien pays de résidence, la documentation probante et les risques de double résidence fiscale.

Cette chronologie est essentielle pour les profils qui détiennent une société, un portefeuille de titres, un patrimoine immobilier international ou des revenus de retraite multi-juridictionnels. Un mauvais séquencement peut neutraliser l’intérêt d’un régime grec pourtant favorable.

Les services du cabinet Valmerand pour une expatriation en Grèce

Notre intervention porte notamment sur :

  • l’audit préalable du projet d’installation en Grèce
  • l’analyse de la résidence fiscale et du calendrier de transfert
  • l’étude des régimes grecs applicables aux rentiers, retraités et entrepreneurs (notamment régimes spéciaux des articles 5A, 5B, 5C…)
  • la revue des conventions fiscales et des risques de double résidence
  • la structuration des dividendes, intérêts, loyers, rémunérations et plus-values
  • la prise en charge de l’ensemble des formalités locales pour l’obtention de la résidence en Grèce
  • l’accompagnement sur les aspects bancaires et pratiques liés à l’installation (immobilier, assurances obligatoires…)
  • la sécurisation du départ de l’ancien pays de résidence

Pour les dossiers patrimoniaux plus complexes, le cabinet coordonne également les problématiques de holding, de cession de titres, de revenus internationaux et d’organisation familiale avant départ.

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    FAQ pour s’installer en Grèce

    Oui. Pour un citoyen de l’Union Européenne, l’installation peut reposer sur une simple location de logement et la preuve de ressources suffisantes avec couverture santé. Pour un ressortissant hors Union Européenne, il existe notamment le titre de séjour pour personnes disposant de ressources suffisantes, sans obligation d’acquérir un bien immobilier.

    Le seuil actuellement publié est de 3 500 euros par mois pour le demandeur principal, avec une majoration de 20 % pour le conjoint et de 15 % par enfant.

    Non. Le régime de l’article 5B porte sur les revenus de source étrangère du bénéficiaire. Il faut donc vérifier l’ensemble des flux étrangers et la convention fiscale applicable.

    En principe, non si l’objectif est d’exercer une activité économique indépendante en Grèce. Ce titre vise un séjour sans activité salariée ni activité économique locale.

    L’intérêt principal est l’exonération de 50 % du revenu grec professionnel pendant 7 années fiscales, sous réserve de respecter les conditions de transfert de résidence et de présence économique en Grèce.

    Non. Le droit au séjour et la résidence fiscale sont deux sujets distincts. Un titre peut exister sans transfert fiscal immédiat, et une résidence fiscale peut être discutée indépendamment du seul statut migratoire.

    En pratique, l’AFM occupe une place centrale dans l’installation et dans de nombreuses démarches locales. Il doit donc être anticipé très tôt dans le calendrier d’expatriation.