
Les impôts en Andorre
- Impôts sur les revenus des personnes physiques : 10 % maximum
- Impôts sur la fortune : 0 %
- Impôts sur la succession / sur la donation : 0 %
- Impôts sur les revenus des sociétés : 10 %
- TVA : 4,5 %
- Impôts sur les cryptomonnaies : 10 %
La fiscalité d’Andorre est l’une des plus attractives en Europe pour les contribuables privés, les entrepreneurs et les investisseurs internationaux. L’intérêt du système andorran tient à une combinaison de facteurs bien identifiés : une imposition des personnes physiques plafonnée à 10 %, un impôt sur les sociétés au taux général de 10 %, un impôt indirect général particulièrement modéré et l’absence d’impôt annuel général sur la fortune, de droits de succession et de droits de donation de portée générale comparables à ceux de nombreux États européens.
La fiscalité andorrane doit être appréciée à la lumière de la résidence fiscale, de la qualification exacte des revenus, des règles spécifiques applicables aux revenus immobiliers et aux transmissions d’immeubles, ainsi que des régimes particuliers prévus pour certaines structures et pour certains profils d’expatriés ou de résidents sans activité lucrative.
Le cadre fiscal repose notamment sur la Llei 5/2014, del 24 d’abril, de l’impost sobre la renda de les persones físiques (IRPF), de la Llei 95/2010, del 29 de desembre, de l’impost sobre societats, et de la Llei 11/2012, del 21 de juny, de l’impost general indirecte.
Impôts sur les revenus des personnes physiques
L’impôt sur le revenu des personnes physiques andorran repose sur un taux nominal plafonné à 10 %. Ce taux, souvent mis en avant dans les comparatifs internationaux, doit toutefois être lu avec les mécanismes de réduction prévus par le droit andorran. En pratique, l’existence d’un minimum personnel exonéré de 24 000 € et d’une bonification plafonnée à 800 € permet d’aboutir à une charge fiscale nulle ou très faible sur les premiers niveaux de revenu, puis à une fiscalité équivalente à 5 % pour certaines situations entre 24 000 € et 40 000 €.
La question centrale demeure celle de la résidence fiscale. Est notamment regardée comme résidente fiscale en Andorre la personne qui séjourne plus de 183 jours sur le territoire pendant l’année civile, ou celle dont le centre principal des activités économiques ou des intérêts économiques se trouve en Andorre. Une fois la résidence fiscale établie, l’IRPF andorran appréhende les revenus mondiaux du contribuable, sous réserve bien entendu des conventions fiscales applicables.
L’IRPF andorran distingue les revenus du travail, les revenus du capital immobilier, les revenus d’activités économiques, les revenus du capital mobilier ainsi que les gains et pertes de capital. Pour les revenus du capital mobilier, une retenue fixe de 10 % s’applique en principe, avec des mécanismes de réduction pour les revenus de l’épargne inférieurs à certains seuils. En pratique, l’attractivité d’Andorre tient donc autant à son taux maximal limité qu’à sa structure d’ensemble, qui est très lisible.
Pour les résidents fiscaux andorrans il convient de noter que les dividendes versés par une société andorrane à un actionnaire résident sont exonérés d’impôts afin d’éviter une double imposition. Dès lors ou la société andorrane a payé son impôt de 10 %, l’actionnaire recevant les dividendes ne paye aucun impôt supplémentaire. Les dividendes de source étrangère sont en revanche imposées selon le barème détaillé plus haut au taux maximal de 10 % (sauf à avoir déjà été taxés dans le pays de provenance – ce point devant être analysé au cas par cas au regard notamment des accords de non double imposition avec le pays de provenance des dividendes).
Impôts sur la fortune
Andorre ne connaît pas d’impôt annuel général sur la fortune assis sur le patrimoine net des personnes physiques. Cet élément constitue l’un des marqueurs les plus connus de l’attractivité fiscale andorrane pour les contribuables patrimoniaux.
Impôts sur les successions et sur les donations
Le droit fiscal andorran ne prévoit pas d’impôt général autonome sur les successions ni de droits de donation de portée générale comparables à ceux existant dans de nombreux systèmes continentaux. Les acquisitions à titre gratuit, telles que les successions et les donations, sont expressément mentionnées comme hors du champ de l’IRPF.
Impôts sur les sociétés
L’impôt sur les sociétés andorran est fixé au taux général de 10 %. Ce taux s’applique aux personnes morales ayant leur résidence fiscale en Andorre. Certaines institutions d’investissement collectif bénéficient, quant à elles, d’un taux de 0 %, sous réserve du cadre légal propre à ces véhicules.
La constitution d’une holding andorrane peut également être intéressante. La holding peut détenir des participations dans des sociétés opérationnelles, des portefeuilles financiers etc… Les dividendes intragroupe peuvent, sous conditions, être perçus avec une charge fiscale limitée, puis redistribués au résident andorran avec un impact fiscal marginal grâce au traitement favorable des dividendes locaux. L’intérêt de ce schéma doit néanmoins être apprécié au regard des règles anti-abus et des régimes de sociétés contrôlées de chaque État de source, afin d’éviter tout risque de requalification.
TVA
Andorre n’applique pas la TVA au sens de l’Union européenne, mais un impôt général indirect, l’IGI. Son taux général est de 4,5 %, ce qui le place à un niveau nettement inférieur aux taux de TVA habituellement rencontrés dans les États membres voisins.
Impôts sur les cryptomonnaies
La fiscalité andorrane des cryptomonnaies doit être présentée avec rigueur. Les consultations fiscales officielles publiées en 2025 confirment que, pour les personnes physiques agissant en dehors de toute activité professionnelle, la cession ou la conversion d’actifs numériques génère en principe un gain ou une perte de capital. Ces opérations relèvent donc du droit commun de l’IRPF, et non d’un régime autonome totalement distinct. Les impôts sur les gains en liens avec les cryptomonnaies sont donc en Andorre de 10 %.
En présence d’activités de minage ou de services liés aux actifs numériques (plateformes, conseil, gestion de portefeuilles numériques), il peut être opportun de les loger dans une société andorrane soumise à l’impôt sur les sociétés, avec un taux maximal de 10 %, tout en bénéficiant de la déductibilité des charges professionnelles.
Régimes fiscaux et avantages fiscaux spécifiques pour les expatriés
Andorre ne repose pas sur un régime d’impatriation de type non-dom comparable à certaines juridictions européennes. L’attractivité fiscale andorrane pour les expatriés résulte d’abord du droit commun : faible fiscalité directe, IGI modéré, absence d’impôt annuel général sur la fortune et cadre fiscal globalement lisible.
Le droit andorran prévoit toutefois plusieurs catégories de résidence particulièrement pertinentes pour une clientèle internationale. La résidence sans travail implique notamment un investissement permanent et effectif d’au moins 1 000 000 € en actifs andorrans (achat immobilier ou investissement financier) pour la résidence sans activité lucrative. D’autres catégories existent, notamment pour les professionnels à projection internationale, les profils scientifiques, culturels ou sportifs, ainsi que pour les nomades digitaux et certains programmes destinés aux entrepreneurs.
Pour les résidents passifs une présence minimale de 90 jours par an en Andorre est requise.
Simulation fiscale pour un entrepreneur en Andorre
Dans le cas d’un entrepreneur se versant 200 000 euros de dividendes par an et percevant le salaire minimum annuel andorran, le taux global d’imposition est de 10,8 %.
L’Andorre combine un IS à 10 %, un salaire minimum officiel et un traitement favorable du dividende local chez le résident andorran. Les charges sociales restent modérées, ce qui explique un taux effectif global contenu.
Calcul retenu : pour servir 200 000 € de dividendes bruts, il faut 222 222 € avant IS, IS à 10 % = 22 222 €, le dividende local est traité favorablement dans le modèle, en y ajoutant la poche salaire minimum et charges sociales, on aboutit à 10,8 %.
Les impôts en Andorre en résumé
La fiscalité à Andorre possède des atouts réels pour les entrepreneurs, investisseurs et familles internationales : imposition des personnes physiques plafonnée à 10 %, impôt sur les sociétés à 10 %, IGI à 4,5 % et absence d’impôt général sur la fortune, sur les successions et sur les donations au sens classique du terme.
Pour autant, l’installation fiscale en Andorre ne saurait être réduite à quelques taux affichés. Une stratégie sérieuse suppose toujours une analyse individualisée de la résidence fiscale, de la qualification des revenus, des flux internationaux, des actifs immobiliers concernés et des conditions juridiques de la résidence envisagée.
Se faire accompagner par Valmerand pour son projet en Andorre
Valmerand accompagne ses clients sur l’ensemble des questions de fiscalité en Andorre, depuis l’analyse de l’intérêt d’une installation jusqu’à la structuration des revenus, du patrimoine et des flux internationaux. Le cabinet intervient notamment sur la résidence fiscale, la substance, les règles anti-abus et la sécurisation des dividendes, intérêts, plus-values, actifs immobiliers et cryptomonnaies. Il coordonne également les aspects déclaratifs andorrans avec les obligations pouvant subsister dans le pays d’origine. Grâce à son réseau, Valmerand propose un accompagnement fiscal global, conforme au droit andorran comme aux enjeux transfrontaliers.

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