Impots en Grèce – Avantages fiscaux de la Grèce

La fiscalité grecque est plus lisible qu’elle ne l’était, mais elle reste technique. En 2026, il faut distinguer le régime général, l’ENFIA sur l’immobilier grec, et les régimes spéciaux 5A, 5B et 5C destinés à certains nouveaux résidents.

Pour une fiche de cabinet d’avocat, le bon angle est simple : afficher les taux utiles, donner quelques exemples concrets et rappeler que la résidence fiscale et la nature exacte du revenu restent déterminantes.

Résumé : principaux impôts en Grèce

  • Impôts sur les revenus des personnes physiques : barème 2026 progressif. Pour un contribuable sans enfant : 9 % jusqu’à 10 000 €, 20 % de 10 001 € à 20 000 €, 26 % de 20 001 € à 30 000 €, 34 % de 30 001 € à 40 000 €, 39 % de 40 001 € à 60 000 €, puis 44 % au-delà. Dividendes : 5 %. Intérêts : 15 %. Loyers : 15 % / 35 % / 45 %.
  • Impôts sur la fortune : pas d’impôt général sur la fortune financière ; en revanche, ENFIA sur les biens immobiliers situés en Grèce.
  • Impôts sur la succession / sur la donation : oui. En ligne directe et entre époux, succession : 0 € jusqu’à 150 000 €, puis 1 %, 5 % et 10 % par tranches. Pour les donations / donations parentales de catégorie A, le principe utile à retenir est un abattement unique de 800 000 €, puis 10 % au-delà dans les cas visés par la loi.
  • Impôts sur les revenus des sociétés : impôt sur les sociétés au taux de 22 % ; retenue sur dividendes de 5 % en principe.
  • TVA : taux normal de 24 %, taux réduit de 13 %, taux réduit de 6 % ; taux abaissés sur certaines îles. Régime de franchise petites entreprises : seuil national de 10 000 €.
  • Impôts sur les cryptomonnaies : pas de barème autonome simple à afficher avec certitude dans les sources officielles consultées ; analyse au cas par cas selon la qualification du revenu et le profil du contribuable.

Impôts sur les revenus des personnes physiques

En 2026, la Grèce applique un barème progressif revu. Pour un contribuable sans enfant, les tranches utiles sont 9 %, 20 %, 26 %, 34 %, 39 % et 44 %. Les contribuables avec enfants bénéficient de taux plus faibles sur certaines tranches. Les dividendes restent taxés à 5 %, les intérêts à 15 % et les revenus locatifs à 15 %, 35 % puis 45 %.

Exemple pratique : un revenu professionnel ou salarial imposable de 100 000 € pour un contribuable sans enfant conduit à un impôt théorique d’environ 34 300 €, hors cotisations sociales et hors crédits ou particularités personnelles.

Exemple pratique : 100 000 € de dividendes grecs supportent en principe 5 000 € d’impôt. 50 000 € de loyers supportent environ 16 600 € d’impôt.

Impôts sur la fortune

La Grèce n’a pas d’impôt général sur la fortune portant sur un portefeuille financier. En revanche, elle applique l’ENFIA sur les biens immobiliers situés en Grèce.

Exemple pratique : un résident qui détient 2 000 000 € de titres financiers mais aucun bien immobilier grec n’a pas d’impôt annuel grec sur cette fortune financière au titre d’un impôt général sur le patrimoine. En revanche, un appartement situé en Grèce déclenche en principe l’ENFIA chaque année.

Impôts sur les successions et sur les donations

La Grèce taxe les successions, donations et donations parentales. En catégorie A, c’est-à-dire principalement entre époux, parents et enfants, la succession est exonérée jusqu’à 150 000 €, puis taxée à 1 %, 5 % et 10 % par tranches.

Exemple pratique : une succession de 300 000 € reçue par un enfant conduit à un impôt de 1 500 € : 150 000 € exonérés, puis 150 000 € taxés à 1 %.

Pour les donations et donations parentales de catégorie A, la règle utile à retenir est la suivante : les transferts de biens ou d’argent dans les cas visés par la loi bénéficient d’un abattement unique de 800 000 €, puis le surplus est taxé à 10 %.

Exemple pratique : un parent donne 1 000 000 € à un enfant par virement bancaire. Après l’abattement de 800 000 €, l’assiette taxable est de 200 000 €, soit un impôt de 20 000 €.

Impôts sur les sociétés

Le taux normal de l’impôt sur les sociétés en Grèce est de 22 %. Les dividendes distribués supportent en principe une retenue de 5 %. Des exonérations existent, notamment pour certains dividendes intragroupe sous conditions.

Exemple pratique : une société qui réalise 250 000 € de bénéfice paie en principe 55 000 € d’impôt sur les sociétés. Il reste 195 000 €. Si ce montant est distribué à un associé soumis à la retenue de 5 %, l’impôt sur dividendes est de 9 750 € et le net distribué ressort à 185 250 €.

TVA

La TVA grecque est de 24 % au taux normal, 13 % au taux réduit et 6 % au taux réduit renforcé. Certaines îles bénéficient d’une réduction de 30 %, ce qui ramène selon les cas les taux à 17 %, 9 % et 4 % ou 3 %.

Pour les petites entreprises, le seuil national utile à retenir pour le régime de franchise est de 10 000 €.

Exemple pratique : une prestation facturée 10 000 € HT supporte en principe 2 400 € de TVA au taux normal. La même opération sur une île éligible à la réduction peut relever d’un taux abaissé.

Impôts sur les cryptomonnaies

Pour les cryptoactifs, il est préférable d’être prudent. Les sources officielles consultées ne permettent pas d’afficher, pour 2026, un barème autonome simple et stabilisé comparable à celui applicable aux dividendes ou aux loyers.

En pratique, le traitement fiscal dépend de la qualification retenue : gestion privée, activité habituelle, activité professionnelle, revenu financier ou revenu d’entreprise. Pour un site de cabinet, le message juridiquement sûr est donc le suivant : la fiscalité des cryptomonnaies en Grèce doit être analysée au cas par cas.

Exemple pratique : un investisseur qui achète et revend occasionnellement des cryptoactifs ne doit pas être analysé comme un professionnel sans examen précis des faits. À l’inverse, une activité répétée, structurée et spéculative peut justifier une analyse plus lourde.

Régimes fiscaux et avantages fiscaux spécifiques pour les expatriés

La Grèce propose trois régimes particulièrement importants.

Article 5A : régime HNWI. Il permet, sous conditions, une imposition forfaitaire de 100 000 € par an sur les revenus de source étrangère pendant 15 ans. Il suppose notamment de ne pas avoir été résident fiscal grec pendant 7 des 8 années précédentes et de réaliser un investissement d’au moins 500 000 € en Grèce dans le délai légal. L’extension à un proche coûte 20 000 € par personne et par an.

Exemple pratique : un contribuable relevant du 5A avec 2 000 000 € de revenus étrangers reste imposé à 100 000 € par an sur ces revenus étrangers, sous réserve du respect des conditions du régime.

Article 5B : régime pension étrangère. Les retraités percevant une pension étrangère peuvent, sous conditions, être imposés à 7 % sur l’ensemble de leurs revenus étrangers pendant 15 ans.

Exemple pratique : 100 000 € de pension étrangère conduisent à 7 000 € d’impôt sous le régime 5B.

Article 5C : régime pour salariés et indépendants transférant leur résidence en Grèce. Il permet une exonération de 50 % des revenus grecs d’activité ou de travail pendant 7 ans, sous conditions.

Exemple pratique : une rémunération grecque de 200 000 € sous régime 5C revient à n’imposer que 100 000 €. En ordre de grandeur, l’impôt tombe d’environ 78 300 € à environ 34 300 €, hors cotisations sociales et situations particulières.

Se faire accompagner par Valmerand pour son projet en Grèce

La Grèce est fiscalement intéressante. Le système combine un impôt sur le revenu progressif, une fiscalité immobilière réelle via l’ENFIA, un impôt sur les sociétés à 22 %, une TVA élevée mais lisible, et de vrais régimes d’attractivité pour certains nouveaux résidents.

Pour un contribuable international, la vraie question n’est donc pas de savoir si la Grèce est fiscalement attractive en général, mais pour quel type de revenus, avec quelle structuration patrimoniale, et sous quel régime d’installation.