En bref
- La résidence passive (résidence sans activité lucrative) impose une présence minimale de 90 jours par an en Andorre, sans y travailler (attention toutefois à ne pas passer plus de 6 mois par an dans un autre pays pour éviter tout risque de requalification).
- La réforme adoptée le 22 janvier 2026 introduit la nécessite d’effectuer un investissement d’un million d’euros minimum pour obtenir la résidence en Andorre (ou d’investir au minimum 400 000 euros dans le fond de développement du logement social du gouvernement). La caution de 50 000 euros est en outre supprimée et devient une contribution de 50 000 euros à verser au gouvernement, sorte de droit d’entrée.
- Le cabinet Valmerand accompagne la structuration du projet, la constitution du dossier, la coordination locale et le traitement des questions fiscales transfrontalières.
L’Andorre a longtemps été recherchée pour la simplicité de son cadre de vie, la sécurité juridique et la lisibilité de ses règles. Compte tenu de son important succès et d’un territoire qui n’est pas extensible, la réforme de 2026 augmente le ticket d’entrée en principauté (bien que le minimum d’un million ne change pas réellement la situation pour les expatriés compte tenu des prix de l’immobilier en principauté). Les personnes établissant leur résidence fiscale en Andorre bénéficient d’une imposition de 10 % maximum sur leurs revenus (pour plus de détails sur la fiscalité andorrane vous pouvez consulter notre guide impôts en Andorre).
Nous faisons ici le point, de manière opérationnelle, sur les nouvelles règles 2026, les conditions d’accès, les coûts à anticiper et les points de vigilance.
Définition de la Résidence passive en Andorre
La « résidence passive » vise l’autorisation de résidence sans activité lucrative. Elle permet de résider en Principauté sans y exercer d’activité professionnelle. En contrepartie, l’Andorre exige une résidence principale et effective, ainsi que des garanties financières et de conformité.
Cadre juridique
Le régime repose sur la loi qualifiée sur l’immigration, notamment les dispositions relatives à la résidence sans activité lucrative et à l’obligation d’investissement en actifs andorrans (texte consolidé de la Llei 9/2012, art. 32 et art. 96).
Sur le plan pratique, ce statut s’adresse notamment aux personnes disposant de revenus externes, rentiers, retraités, dirigeants patrimoniaux et familles souhaitant établir leur centre de vie en Andorre. Il ne doit pas être confondu avec la résidence « active » (salarié ou indépendant), qui obéit à une logique différente.
Les nouveautés 2026 : ce qui change pour obtenir la résidence passive
La réforme adoptée en janvier 2026 renforce les filtres économiques et modifie la logique de sécurisation financière. Les points les plus structurants sont les suivants :
Hausse de l’investissement minimal requis
Le seuil d’investissement exigé pour une résidence sans activité lucrative est relevé à compter de l’entrée en vigueur de la réforme et passe à 1 million d’euros. L’objectif affiché est d’aligner l’accès au statut sur une contribution économique plus élevée et de mieux canaliser la demande.
Option alternative via un fonds dédié au logement
La réforme introduit une voie alternative reposant sur une contribution significative (400 000 euros) à un fonds lié à la politique du logement. Cette option modifie la stratégie de certains candidats, notamment lorsque l’achat immobilier n’est pas souhaité, ou lorsque l’arbitrage patrimonial privilégie la liquidité.
Refonte du mécanisme de dépôt ou versement à l’État
Le dispositif historique de dépôt auprès de l’Autoritat Financera Andorrana évolue dans sa logique. La réforme consacre le principe d’un versement à caractère définitif au profit de l’État, avec des compléments pour les personnes à charge, selon les paramètres prévus (50 000 euros pour le titulaire principal). Cela change le calcul économique global du projet, notamment en comparaison avec les montages antérieurs où une partie des sommes pouvait être restituable selon les cas.
Conditions d’accès 2026 : exigences administratives et critères de fond
Au-delà des montants, l’obtention repose sur un faisceau d’exigences documentaires et substantielles. Les autorités recherchent un dossier cohérent, complet et vérifiable.
Présence minimale en Andorre
Le titulaire doit établir sa résidence principale et effective en Andorre, avec une présence minimale de 90 jours par an, sans exercer d’activité professionnelle sur place. Cette exigence est structurante, y compris en cas de mobilité internationale, car elle conditionne la réalité du centre de vie.
Logement conforme et installation matérielle
Le candidat doit démontrer la propriété ou la location d’un logement répondant aux critères d’habitabilité, ou justifier de démarches d’acquisition en cours avec une finalisation attendue dans les délais requis. En pratique, le bail, les justificatifs d’adresse, et la cohérence des flux d’installation sont examinés.
Assurance santé et couverture des risques
Une assurance couvrant la maladie est requise, ainsi qu’une couverture adéquate en fonction de la situation du demandeur et des personnes à charge. Le contenu précis dépend de l’âge, de la composition familiale et du schéma de couverture retenu.
Ressources suffisantes et traçabilité des revenus
Le demandeur doit justifier de ressources annuelles supérieures à 300 % du salaire minimum annuel en vigueur, avec un supplément de 100 % de ce même indicateur par personne à charge. Les justificatifs peuvent inclure attestations bancaires, déclarations fiscales étrangères, pensions et documents patrimoniaux, sous réserve d’être cohérents et opposables.
Casier judiciaire et conformité
Un certificat d’antécédents pénaux est requis pour le pays d’origine, le pays de nationalité et les pays de résidence antérieure, avec formalités d’apostille ou de légalisation selon les cas. Les incohérences documentaires ou les pièces non conformes sont une cause fréquente de ralentissement.
Nouveaux coûts financiers en 2026
Pour piloter un projet de résidence passive en 2026, il est recommandé de distinguer trois blocs financiers. D’abord les exigences d’investissement ou de contribution prévues par le régime, ensuite les frais administratifs, enfin les coûts d’installation (assurance, logement, traductions, conformité bancaire).
| Poste | Règles 2026 (tendance issue de la réforme) | Commentaires pratiques |
|---|---|---|
| Investissement minimal | Relèvement du seuil d’investissement pour la résidence sans activité lucrative à 1 million d’euros | La stratégie dépend du profil patrimonial, de la composition familiale et de l’appétence au risque. Anticiper la preuve de matérialisation et la traçabilité des fonds. |
| Option alternative logement | Contribution possible à un fonds dédié au logement, selon les modalités prévues pour 400 000 euros | Cette voie peut limiter l’exposition immobilière directe et simplifier certains dossiers, mais elle modifie la logique patrimoniale du projet. |
| Versement à l’État | Versement principal de 50 000 euros, avec compléments pour personnes à charge, à caractère définitif | Point clé du coût global. Le dossier peut rester soumis à des règles transitoires selon la date de dépôt et la date d’entrée en vigueur. |
| Frais administratifs | Frais de dossier et de délivrance, affichés publiquement par l’administration selon le barème applicable | À titre indicatif, le tarif du dépôt d’une demande D.1.1 est de 2 500 euros pour le titulaire principal et 500 euros par personne à charge sur la procédure correspondante. |
| Coûts d’installation | Assurance santé, logement, traductions, apostilles, conformité bancaire et, le cas échéant, coûts immobiliers | Un budget réaliste doit inclure l’assurance, les frais de relocation, et l’éventuelle fiscalité liée à l’investissement étranger immobilier, selon la structure retenue. |
Immobilier et fiscalité associée
Lorsque l’investissement prend la forme d’un bien immobilier, il convient d’intégrer la fiscalité andorrane applicable à l’investissement étranger immobilier. Les réformes récentes ont notamment prévu une hausse des taux, avec un passage à 6 % pour une première acquisition et 10 % au-delà, selon les cas et la qualification de l’opération.
Process et délais : sécuriser le dossier
Les points qui déterminent le plus souvent la fluidité d’un dossier sont la qualité documentaire, l’ordre logique des démarches et la cohérence des justificatifs. Une approche structurée permet d’éviter les retours, les délais additionnels et les refus liés à des éléments purement formels.
- Préqualification du profil, vérification des sources de revenus et du schéma patrimonial
- Préparation documentaire avec apostilles, traductions et pièces d’état civil
- Choix de la stratégie financière entre investissement, contribution alternative, ou combinaison selon le cadre applicable
- Coordination locale logement, assurance, formalités communales, rendez-vous
- Conformité bancaire et traçabilité des fonds, point de plus en plus central
Se faire accompagner par Valmerand pour une installation en Andorre
Le cabinet expatriation en Andorre Valmerand intervient comme conseil stratégique et chef d’orchestre du projet d’expatriation en Andorre, en coordonnant les dimensions immigration, fiscalité et structuration patrimoniale. L’objectif est double : obtenir la résidence dans des délais maîtrisés, puis sécuriser la situation fiscale et la preuve de résidence dans la durée.
Notre accompagnement
- Analyse d’éligibilité et structuration du projet de résidence passive
- Constitution du dossier et contrôle qualité des pièces, y compris apostilles et cohérence des justificatifs
- Coordination des partenaires locaux, logement, assurance, formalités communales
- Conseil fiscal international, organisation des flux, prévention des risques de double résidence
- Accompagnement post installation, renouvellements, suivi de substance et conformité
FAQ
La résidence passive permet-elle de travailler en Andorre ?
Non. Le principe du statut est la résidence sans activité lucrative en Andorre. Toute activité professionnelle requiert un autre fondement de séjour.
Combien de jours faut-il passer en Andorre chaque année ?
La règle de base est une présence minimale de 90 jours par année civile, avec une résidence principale et effective en Andorre.
Les nouvelles règles 2026 s’appliquent-elles aux dossiers déjà déposés ?
Il peut exister des dispositions transitoires. En pratique, la date de dépôt et la date d’entrée en vigueur du texte publié au BOPA sont déterminantes.
Quels sont les points qui bloquent le plus souvent un dossier ?
Les blocages proviennent fréquemment de pièces non conformes, d’apostilles manquantes, d’une justification insuffisante des ressources, ou d’une traçabilité incomplète des fonds destinés à l’investissement.
Faut-il acheter un bien immobilier pour obtenir la résidence passive ?
Historiquement, l’investissement pouvait inclure de l’immobilier, mais il existe aussi des alternatives en actifs andorrans et, avec la réforme, une option de contribution à un fonds dédié au logement selon les modalités prévues. Le choix doit être fait au regard du cadre applicable au moment du dépôt.
